Je ne suis pas l'auteure de ce blog pour donner l'impression d'avoir tout réussi. Je suis ici parce que j'ai tout perdu — ou presque — et que ce que j'ai traversé vaut la peine d'être partagé.
Il y a trois ans, en l'espace de six mois, j'ai perdu un emploi que j'aimais, mis fin à une relation qui durait depuis des années, et traversé un deuil familial brutal. Tout cela simultanément. Je me souviens d'une nuit où j'étais assise par terre dans mon salon, incapable de me lever. Pas par paresse. Par épuisement total.
Le fond du gouffre
Ce que personne ne dit sur le fond du gouffre, c'est que c'est étrangement calme. Quand on a tout perdu, on n'a plus rien à défendre, plus d'image à maintenir. Cette liberté paradoxale m'a permis de me poser une question que j'avais longtemps évitée : Qui suis-je, vraiment, en dehors de mes rôles ?
Le début du relèvement
Ce n'est pas une thérapie qui m'a sauvée en premier — même si j'en ai fait une ensuite, et elle a été précieuse. C'est une phrase lue par hasard dans un livre :
« Ce qui te brise peut aussi te révéler. »
Je l'ai relue cinq fois. J'ai pleuré. Et quelque chose s'est imperceptiblement déplacé en moi.
Ce que l'effondrement m'a appris
- Je suis beaucoup plus solide que je ne le croyais.
- Demander de l'aide n'est pas une faiblesse — c'est un acte de courage.
- Les épreuves révèlent qui est vraiment là pour toi.
- Il n'y a pas de bonne façon de souffrir. Il faut juste ne pas souffrir seule.
- La grâce existe. Je l'ai vue à l'œuvre dans ma propre vie.
Si tu traverses ton propre effondrement en ce moment, je veux que tu saches : ce n'est pas la fin. C'est souvent le commencement de quelque chose que tu n'aurais pas pu imaginer.